Il revint auprès de ma mère, tellement décomposé qu’elle lui dicoloursurprisest?:

Je lui laissai dix sous de pourboire. Il me remercia :

Mon père paraissait atterré. Il murmura :

–coloursurprises Ah ! ah ! très bien... fort bien... Cela ne m’étonne pas... Je vous remercie beaucoup, capitaine.

Mon oncle Jules, le frère de mon père, était le seul espoir de la famillLe Chapeau à surprisese, après en avoir été la terreur. J’avais entendu parler de lui depuis mon enfance, et il me semblait que je l’aurais reconnu dule瀏覽器 premier coup, tant sa pensée m’était devenue familière.?Je savais tous les détails de son existence jusqu’au jour de son départ pour l’Amérique, bien qu’on ne parlat qu’à voix basse de cette période de sa vie.

On l’accepta avec empressement, et il fut décidé qu’après le mariage toute la famille ferait ensemblecoloursurprises un petit voyage à Jersey.

Une seconde lettre, deux ans plus tard, disait?: ??Mon cher Philippe, je t’écris pour que tu ne t’inquiètes pas de ma santé, qui est bonne. Les affaires aussi vont bien. Je pars demain pour un long voyage dans l’Amérique du Sud. Je serai peut-être plusieurs années sans te donner de mes nouvelles. Si je ne t’écris pas, ne sois pas inquiet. Je reviendrai au Havre une fois fortune faite. J’espère que ce ne sera pas trop long, et nous vivrons heureux ensemble...??

On se mettait en route avec cérémonie. Mes s?urs marchaient devant, en se donnant le bras. Elles étaient en age de mariage, et on en faisait montre en ville.

Une seconde lettre, deux ans plus tard, disait : ? Mon cherlecai Philippe, je t’écris pour que tu ne t’inquiètes pas de ma santé, qui est bonne. Les affaires aussi vont bien. Je pars demain pour un long voyage dans l’Amérique du Sud. Je serai peut-être plusieurs années sans te donner de mes nouvelles. Si je ne t’écris pas, ne sois pas inquiet. Je reviendrai au Havre une fois fortune faite. J’espère que ce ne sera pas trop long, et nous vivrons heureux ensemble... ?

Mon père l’aborda avec cérémonie, en l’interrogeant sur son métier avec accompagnement de compliments :

On se mettait en route avec cérémonie. Mes soeurs marchaient devant, en le瀏覽器se donnant le bras. Elles étaient en age de mariage, et on en faisait montre en ville.

On avait échafaudé mille projets sur ce retour assuré?; on devait même acheter, avec l’argent de l’oncle, une petite maison de campagne près d’Ingouville. Je n’affirmerais pas que mon père n’e?t point entamé déjà des négociations à ce sujet.

Ma mère effarée balbutia?:– Tu es fou?! Du moment que tu sailecais bien que ce n’est pas lui, pourquoi dire ces bêtises-là???– Va donc le voir, Clarisse?; j’aime mieux que tu t’en assures toi-même, de tes propres yeux.

Tout à coup, il avisa deux dames élégantes à qui deux messieurs offraient des hu?tres. Un vieux matelot déguenillé ouvrait d’un coup de couteau les coquilles et les passait aux messieurs qui les tendaient ensuite aux dames.

On partit enfin. Je vois cela comme si c’était d’hier?: le vapeur chauffant contre le quai de Granville?; mon père, effaré, surveillant l’embarquement de nos trois colis?; ma mère inquiète ayant pris le bras de ma s?ur non mariée, qui semblait perdue depuis le départ de l’autre, comme un poulet resté seul de sa couvée?; et, derrière nous, les nouveaux époux qui restaient toujours en arrière, ce qui me faisait souvent tourner la tête.

– Assieds-toi ; on va s’apercevoir de quelque chose.

– Combien est-ce que nous vous devons, monsieur ?

Enfin l’oncle Jules avait notablement diminué l’héritage sur lequel comptait mon père ; après avoir d’ailleurs mangé sa part jusqu’au dernier sou.

– Va donc le voir, Clarisse ; j’aime mieux que tu t’en assures toi-même, de tes propres yeux.

– Il y en avait pour trois francs ?... Ce n’est pas possible.

Cette lettre causa dans la famille une émotion profonde. Jules, qui ne valait pas, comme on dit, les quatre fers d’un chien, devint tout à coup un honnête homme, un gar?on de coeur, un vrai Davranche, intègre comme tous les Davranche.

我的母親嚇了一跳,瞪著眼睛望著我說: “你簡直是瘋了!拿半個法郎給這個人,給這個無賴!……”

我的母親突然大發雷霆,說:“我早就知道這個賊不會有出息,早晚會再來纏上我們!倒好像一個達夫朗什家里的人還能讓人抱什么希望似的!”

Je restai donc à c?té de ma mère, trouvant injuste cette distinction. Je suivais de l’oeil mon père, qui conduisait pompeusement ses deux filles et son gendre vers le vieux matelot déguenillé.

船長最后對這番談話感到不耐煩了,他冷冷地回答:“他是個法國老流浪漢,去年我在美洲碰到他,就把他帶回國。據說他在勒阿弗爾還有親戚,不過他不愿回去找他們,因為他欠著他們錢。他叫于勒……姓達爾芒什,或者是達爾旺什,總之是跟這差不多的那么一個姓。聽說他在那邊曾經一度闊綽過,可是您看他今天落魄到了什么地步。”

姐姐們Le Chapeau à surprises總是最先打扮整齊,等待著出發的命令;可是到了最后一刻,總會在一家之主的禮服上發現一塊忘記擦掉的污跡,于是趕快用舊布蘸了汽油來把它擦掉。

她站起身來去找她兩個女兒。我也端詳了一下那個人。他又老又臟,滿臉都是皺紋,眼睛始終不離開他手里干的活兒。

我的父親臉色煞白,兩眼呆直,嗓子發哽地說: “啊!啊!好……很好……我并不感到奇怪……謝謝您,船長。”

Jersey est l’idéal du voyage pour les gens pauvres. Ce n’est pas loin?; on passe la mer dans un paquebot et on est en terre étrangère, cet ?lot appartenant aux Anglais. Donc, un Fran?ais, avec deux heures de navigation, peut s’offrir la vue d’un peuple voisin chez lui et étudier les m?urs, déplorables d’ailleurs, de cette ?le couverte par le pavillon britannique, comme disent les gens qui parlent avec simplicité.

Mais tout à coup mon père me parut inquiet ; il s’éloigna de quelques pas, regarda fixement sa lecaifamille pressée autour de l’écailleur, et, brusquement, il vint vers nous. Il me sembla fort pale, avec des yeux singuliers. Il dit, à mi-voix, à ma mère :

On partit enfin. Je vois cela comme si c’était d’hier : le vapeur chauffant contre le quai de Granville ; mon père, effaré, surveillant l’embarquement de nos trois colis ; ma mère inquiète ayant pris le bras de ma soeur non mariée, qui semblait perdue depuis le départ de l’autre, comme un poulet resté seul de sLe Chapeau à surprisesa couvée ; et, derrière nous, les nouveaux époux qui restaient toujours en arrle瀏覽器ière, ce qui me faisait souvent tourner la tête.

我的父親忽然看見兩位先生在請兩位打扮很漂亮的太太吃牡蠣。一個衣服襤褸的年老水手拿小刀撬開牡蠣,遞給了兩位先生,再由他們傳給兩位太太。

總之,于勒叔叔把自己應得的那部分遺產吃得一干二凈之后,還大大減少了我父親所指望的那一部分。

Et mon père se passa la main sur le front, comme il faisait sous les reproches de sa femme.

Et il s’en alla, tandis que le marin le regardait s’éloigner avec stupeur.

En essayant d’imiter les dames, il renversa immédiatement tout le liquide sur sa redingote et j’entendis ma mère murmurer :

后來終于有一個看中二姐的人上門來了。他是一個公務員,沒有什么錢,但是誠實可靠。我總認為這個年輕人下決心求婚,不再遲疑,完全是因為有一天晚上我們給他看了于勒叔叔的信的緣故。

Pendant dix ans en effet, l’oncle Jules ne donna plus de nouvelles ; mais l’espoir de mon père grandissait à mesure que le temps marchait ; et ma mère disait souvent :

Ma mère revint. Je m’aper?us qu’elle tremblait. Elle pronon?a très vite?:– Je crois que c’est lui. Va donc demander des renseignements au capitaine. Surtout sois prudent, pour que ce garnement ne nous retombe pas sur les bras, maintenant?!

每個星期日,只要一看見那些從遼遠的陌生地方回來的大海船開進港口,我的父親總要說他那句從不變更的話:“唉!如果于勒就在這條船上,那會多么叫人驚喜呀!”

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